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                                                                                 IRIS D'ALLEMAGNE (pages; jolie histoire simple de Normandie)

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  • j'aime les choses simples et claires (un peu comme s'écoule une rivière, je ne pense pas que l'être humain puisse accéder à l'équilibre, la sérénité, tant qu'il opposera et remplacera, une extrème à une autre...

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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 00:23

Par vera

"Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pur que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie"...
"La sagesse et la bonté semblent viles à ceux qui ont l'âme vile"

La vie peut-être le théatre des plus belles démonstrations, expressions. La vie c'est une scène, avec une histoire que l'on a pas toujours choisie de jouer, de vivre, cela demande talent et habileté, sans tricheries; ressentir le besoin de s'élever,  sans le calculer....
 


                                                                                                                      par    Vérena

                                                      
Publié dans : As de coeur
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 20:47

Par vera





Vouloir obliger, quelqu'un à éprouver à tout prix, une attirance physique pour soi même c'est comme exiger de voir se plier un arbre comme un roseau...(à moins ne vouloir que consommer sexuellement)! Par contre, avec le temps, on peut créer des conditions adéquates pour faire naitre la possibilité d'une magie, entre la personne et soi.....Si nous ressentons une sorte d'"alchimie" avec (l'éventuel) élu(e) sur les quatre niveaux; physique, émotionnel, spirituel, intellectuel, c'est que nous sommes pas loin, avec cette personne "unique", de vivre une dimension plus intime, rapprochée, condensée et subjective à la fois...




Ah... Paris, et ce doux Pont des Arts....




Lorsque l'on désire à tout prix qu'une Rencontre se produise dans notre vie; la première chose à faire, c'est essayer de renoncer (à l'obsession) à chercher l'âme soeur, ensuite on est prêt alors d'une manière naturelle, détendue et concentrée, à LA reconnaitre quand elle se présentera devant nous; c'est aussi une question de degré de motivation en soi, niveaux de disponibilité et des désirs qui en naissent.  
Deux âmes soeurs ont certes en commun  des centres d'intérêts semblables, mais elles en possèdent  beaucoup plus de différents..........trouver l'âme soeur n'est pas  comme si vous cherchiez à vous clonez en reproduisant tout ce qui vous arrange, un peu de ce que vous êtes, dans une image physique qui vous plairait (que vous n'auriez pas)...non! la rencontre, liée au départ à une simple intuition de coeur, et le partage avec l'âme soeur, est une sorte "d'assemblage" au fil des découvertes (alchimiques), dans les différences, avec des centres d'intérêts différents des votres! Une alliance complémentaire est alors possible et formidable pour naviguer sur les mêmes milles marins...avec aussi les risques que cela comporte, mais c'est cela partir à la découverte de soi même, et de l'autre à la fois...nous sommes tous entre nous nos propres miroirs.
                           même le baobab semble être amoureux

                                                                     Vérena

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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 01:15

Par vera

C'est au travers du Site de Rencontre Américain "Gene Partner" que l'équipe du Site, basée en Suisse, dirigée par Dr Tamara Brown, a étudié l'ADN de centaines de couples amoureux pour ensuite établir des liens de combinaison de gènes......
Les nouveaux inscrits, (qui eux, ne sont pas forcément encore amoureux), au coût de 199$ , reçoivent ensuite chez eux les éléments permettant d'effectuer les prélèvements oraux. En renvoyant leur échantillons à GenePartners, ce site , sous trois semaines leur délivrent un code d'identification. Puis, lorsque les inscrits rencontrent quelqu'un en ligne, et ensuite dans des endroits publiques, ect, n'ont juste qu'à lui demander, dans cette première rencontre, son code pour vérifier la compatibilité sur le site GenePartners!  Ce que j'en pense ; [Les rencontres et probabilitées de relations, s'établissent et  se créent qu'au travers de la science,  de la matière génétique quantitative organique, au détriment  de tout le reste qui compose un être vivant, dans sa véritable évolution essentielle].
..
Ce type de sélection, (lier l'individu dans une "référence code case valeur" (et qui peut servir de "réserve d'enjeux économiques") assujettie à une forme de matérialité, est du regroupage du "qui s'assemble doit se ressembler", laisse peu de place à une certaine inteligence de coeur, d'esprit et d'âme (pour ceux(lles) qui croient en l'âme)....et puis en plus, "chassez le naturel, il revient au galop"; rien ne dit que de nombrables  séparations ou incompatibilitées "pour cause d'évolution" dans les futurs couples, n'aient pas lieu, au contraire!! même si les gènes (donc physique) sont aux plus proches et au plus compatibles.


Pour finir ce site de Gene Partner offre un forfait spécial aux couples établis; du style...."lorsque l'on doute de ses propres  sentiments ou ceux de l'autre, on peut penser à en parler à son microbiologiste"! 
Actuellement il est étudié des possibilités de partenariats avec d'autres sites de rencontres très connus, qui sont très médiatisés.

Personnellement je ne suis absolument pas étonnée de voir cette "évolution-involutive", dont j'avais eue vent en 2008, car, les sites de rencontres entre autres, et tout ce qui peut répertorier et rapporter de l'argent, (comme exploiter le désarroi et la misère humaine),sont des terrains propices et faciles pour "poser" l'idéologie des prélèvements par ADN...(A quand le clonage de notre âme soeur perdue ou de celle à venir, pour 2030 ou avant ?)   
 
                                                                 
par Vérena

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 01:43

Par vera
Vous connaissez...
"
La poule aux oeufs d'or"



L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la fable,
Pondait tous les jours un oeuf d'or,
Il crut que dans son corps elle avait un trésor,
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les oeufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

Belle leçon pour les gens chiches!
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus,
Pour vouloir trop tôt être riches!
(La Fontaine)

"Voilà une fable bien née qui image bien, plus que jamais de nos jours ,de manière concentrée ce qui se passe dans notre société, à beaucoup de degrés."....

                                                                                                                                                                             Vérena
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 02:43

Par vera

Vers 1968, j'étais une enfant de plus de 7 ans, qui faisait partie d'une certaine majorité de gamins éduqués encore "à la vieille école". L'émancipation des femmes en france n'avaient pas encore pris routine dans le quotidien...les enfants n'avaient pas de crédibilité réelle sociale, s'ils se plaignaient (ou pas)... il fallait, face à cette sorte de dictature, se faire souple tant qu'on le pouvait. Les parents, les instituteurs avaient encore  le droit de frapper pour corriger et humilier.

Et puis, malgré les très dures "targnoles" reçues, (je vivait cela comme quelque chose d'injuste), et bien en grandissant, nous ne sommes pas devenu(e)s semblables à ces lâches "bourreaux", enfin pas tous! Et oui, à l'époque, même si nous étions innocent(e)s nous servions de boucs émissaires, tant que les coupables ne s'étaient pas dénoncés...c'était hypocrite et terrible! ces méthodes de guerres, dites "éducatives" ne s'embarrassaient pas de justes nuances. Et nous enfants, nous ne faisions pas parti de cette mentalité "pourrie" d'après guerre.

 Le racisme fut prétexte à railleries dans la cour de récréation de mon école, de la part des garçons, surtout si on était blonde (comme moi),  portant un nom de famille bien Allemand (de par mon père), et n'étant pas "garçon manqué". C'était les fils des petits commerçants bien Français, "qui s'amusaient" en reprenant mon nom de famille, pour me traiter de "sale Bosch"! Pourtant la guerre était finie depuis plus de vingt ans et j'étais née en France 14 ans après (de mère Française), dans une jolie ville royale! En tout cas, ces gas là n'étaient pas mes copains, (sauf un seul, Eric qui avait décidé à la fin de se battre pour moi, contre tous, et me défendre de manière chevaleresque). Les filles s'en fichaient, plutôt elles jouaient à faire semblant, et les instits' semblaient ne rien entendre "de leurs petits "démons" protégés". L'hypocrisie allait bon train! C'était comme cela dans ce grand village, sans doute parce qu'il s'était passé  une triste histoire très célèbre (datant de 43/44). Il faut dire que pratiquement toutes les semaines, le soir à la télé ORTF, pendant de très nombreuses années, passaient des documentaires (de l'INA) sur la terrible extermination de la dernière guerre mondiale. Je ne regardait pas  ces documents là sauf une ou deux fois lorsque je fus plus grande, les images étaient terribles. 
Le peuple Allemand était diabolisé comme un peuple de nazis, grâce à l'amalgame avec le Reich hitlérien. Les Américains étaient vus comme des "dieux sauveurs"...et un "tremplin".


 

Ah, cette cour de récréation avait été témointe de biens des choses, impensable aujourd'hui!; un jour, à la fin de l'année scolaire, pour divertir et instruire, les responsables de l'éducation nationnale, ont fait déposer au milieu de la cour,sortant d'un camion, une tortue géante de terre. En la voyant j'avais éprouvé de l'admiration sur son âge "du siècle dernier" et fascination, mais à la fois une grande tristesse parce que je sentais qu'elle ne pouvait pas être bien, si loin de chez elle et cela me rappelait l'histoire de l'ours Collargol...
 




BOULANGERIE ET MESSE


Je revois la petite boulangerie ou j'allais souvent d'un pas gaillard, acheter des gâteaux, mais... "c'est dingue lorsqu'on y pense"; il y avait des meringues chocolat, étiquetées "têtes de nêgres"! Naïve, gourmande  je pensais qu'il n'y avait que ces pâtisseries que l'on nommaient de la sorte, plus tard j'appris que non...Le Dimanche matin j'étais obligée d'aller à la messe (car mes refus étaient toujours confrontés à du chantage de la part de ma mère), ou, à la menace routinière de cinglantes et dures targnoles sur la tête, (vaillemment exécutées par mon père).
 
Dans cette petite chapelle...des copines et des voisines de classe s'y rendaient aussi; je détestais l'ambiance faussement solennel qui y régnait, j'étais forcer de réciter par coeur des choses automatiques, (dont j'oubliais certains mots, ce qui faisait le bonheur "des premiers de la classe"). Des choses pour lesquelles on me répondait froidement ou pas, lorsque je posais des questions censées...la seule chose qui me faisait tenir c'était de savoir que, de temps en temps, à la sortie de la messe, mon copain Patrick m'y attendrait pas loin...de la boulangerie...et une fois il m'avait offert ... oh, surprise! une superbe meringue   chocolatée, que l'on mangeait comme une glace!! (excellent remède après avoir passé 2heures à la messe sans bouger,"assis, lever, réciter", et le tout avec "des gens" "qui se la jouait"...qui ne comprenait rien de profond à ce qu'ils répètaient, avec qui il n'était pas possible de communiquer).
Le Jeudi matin (jour de congé à l'époque), j'étais obligée d'aller au catéchisme, hé oui! Tout cela me rappelais l'école, la classe, puisque sans compter les sévices moqueurs sur mon nom de famille allemand, que le curé s'efforçait de souligner en réitérant souvent la prononciation, de bien le faire remarquer aux autres gamins qui eux, portaient tous des noms bien français...pourtant nous étions déjà (je le rapelle) au début des années 1970! Un jour celui-ci refusa que je soit retenue à faire ma communion solennelle car je sèchais les cours de cathéchisme assez souvent, (je me balladais à la place dans les ruelles du village), (personnellement je m'en fichais), mais il fallais annoncer la décision à ma mère. Dès que je l'eu fait, celle ci sembla très atteinte dans sa réputation, alla urgemment  trouver le curé..... à son intervention je fit ma communion solennelle (là aussi je n'avais pas le choix vis à vis du reste de la famille...)! Pourtant je vous assure que le physique de ma mère.... ne pouvait laisser penser, même en soupçon qu'elle était finalement aussi directive, elle était une main de fer dans un gant de velours, d'une incroyale fine beauté, grace naturelle...
...L'après midi du Jeudi j'étais obligée d'aller au basket (car ma mère voulait me voir vite grandir, en invoquant qu'elle avait peur que je ne soit pas grande mais de taille moyenne à petite). Je n'aimais pas du tout le basket et l'ambiance violente de "garçons manqués" qui règnait entre les filles sur le terrain, mais je réussie (pour moi-même) à remporter une petite médaille avec mon équipe, j'étais fière de moi. J'étais obligée très souvent (à cause du chantage de la pension) de faire "le plaisir" de ma chère mère (mon père était très pris par son travail de dessinateur industriel, très nerveux car il avait un début de sclérose en plaques, hélas), complètement "involontairement" indisponible pour être un père normal!  

C'était des années ou les parents avaient tout les droits sur leurs enfants...seul comptait le résultat obtenu avec des façons précises!  

  
Mais retenons plutôt les choses agréables...(lieu; Ile de France sud);






                                                                                                                                        
Née (et vécue) à Fontainebleau , à  deux pas du Château, de mère Française issue de classe ouvrière  moyenne, et d'un père allemand  qui hélas avait connu la guerre; (ayant joué à l'idiot sous hitler, afin de rester petit soldat, et afin de ne pas être fusillé, et surtout pas devenir SS. (Lui qui ne voulait pas faire la guerre), il n'avait pas eu le choix. Devenu par la suite simple soldat ;(il pu  au moins tirer à côté), (imaginez Charlie Chaplin avec  sa particulière et "innocente malice" envoyé sur le front russe transi de froid, et sympathisant par chance avec des russes l'invitant à manger des patates autour d'un feu de bois, Russes qu'il avait pris au loin pour les siens!). C'est ce que vécu mon père.
Ceux qui ne voulait pas la faire cette guerre, (surtout quand Hitler avait besoin de renfort suite à des échecs), et bien ceux là étaient fusillés. Parfois, et rarement,  des mères cachaient leurs derniers jeunes rejetons (de 15, 16 ans), dans les recoins de leur maisons.  mais c'était exceptionnel, car tout était fouillé et trouvé. par les SS . C'est ainsi que j'ai perdudeux oncles que je n'ai jamais connus, les deux plus jeunes frêres de mon père, un devenu  soldat (à   15 ans 1/2) décedé dans l'explosion d'un train,  l'autre de 17 ans, mort dans un sous marin, (le plus jeune , le plus timide, n'avait à l'époque pas eu le temps de "fréquenter" intimement une fille.).

SP A0128

 


 Simce Aronde p60 modèle 61                               
 

 

 

 

 

J'habitais une Tour (datant de 1954) très solide et standing, à toit bleu, gracieusement courbé, ou les voisins les plus dissipés et les plus éphémères  étaient les enfants résidents des familles Américaines, dont les pères, de hauts gradés, étaient rattachés au camp militaire Guynemer. Leurs longues grandes voitures souples et silencieuses aux couleurs pastelles, comme celles de leurs chewing-gums me laissait bouche-bée, la voiture de mon père à côté, (Simca Aronde p60 modèle 61), ne faisait pas le poids!
La Tour faisait partie d'une grande propriété, non fermée, libre de tout accès, sans dangers, composée d'un parc à jeux; un haut tobogan, un manège, trois balançoires, un minuscule bois, ainsi que d'un mini terrain de foot côté sud de la Résidence. Nos mères de familles nous surveillais d'un très bon oeil, et de l'autre, tour à tour elles étaient; cuisinières, ménagères, assistantes maternelles, grands esprits d'organisation! "En ce temps" leur présence à tempérer l'éducation parfois dure et amère que nos pères nous laissaient, nous faisaient parfois du bien, (nos pères  avaient de grandes responsabilitées directes, dans leur travail de projeteurs-dessinateurs industriels, ou seuls leurs uniques cerveaux étaient une mine d'élaboration, de données et calculs en tout genres).
A cette époque, (avant 68) les gens, (et mes parents) n'utilisaient pratiquement aucuns crédits, les prix étaient encore... "abordables", et la nourriture que nous mangions était très bonne!... (vous savez; c'est celle que nous devons aujourd'hui acheter en bio, pour la qualité normale, abordable pour les personnes riches seulement). De plus, nous pouvions aller nous baigner dans la Seine encore limpide, (avec de grosses bouées, qui n'étaient que des chambres à air de camions). J'adorais l'odeur de la Seine parfumée aux herbes et limons.
 Dehors, dans le parc de la résidence, nous inventions notre monde dans la bande d'enfants que nous étions, dans nos jeux géniaux, tous acteurs pour de vrais, pour gagner sur la vie, sur nous mêmes, et partager, mais jamais pour nous détruires ou en anéantissant l'autre, car nous savions faire la différence entre un objet de consommation que l'on achète et jette, et un être vivant. Tout se vivait en vrai, nous ne pouvions pas prendre nos rêves pour la réalité, et quand nous rêvions, nous en étions "Maîtres-de-Création"! J'avais une grande soeur, jolie et brune,très expansive, un peu brusque, en pleine crise de préadolescence, avec qui je ne pouvais pas partager sur la même longueur d'ondes, et pas trop sereinement (à causes des disputes de "tire chignon"), sauf à des moments très éphémères magiques. Lorsque nous étions réunies pour un après-midi théatre, dans ma chambre, (avec un vrai théatre artisanal en bois et de superbes marionnettes peintes, en pâte à papier). Ma soeur et moi, à tour de rôle incarnions le spectateur en plus, et le scénariste-acteur avant d'invité nos copines! Je me souviens encore de l'odeur de l'ampoule que j'avais peinte à la gouache rouge, pour la scène, et qui fumait...finissant sournoisement par alerter  notre mère, qui finissait brusquement par faire irruption dans la chambre, s'exprimant en un ferme et long sermont qui gachait tout! Ma soeur arrivait parfois à "lui rabattre le caquet"!



                                                                                                                                  



 

                                            
                                      







                                                                                      Chevrolet bel air 1959          

Les P'tits Américains n'eurent sans doute pas le temps , de s'incorporer à notre bande, mais ils avaient su créer une ambiance, comme décorer les ascenseurs de la Tour par de jolis collés de chewing-gums odorants et de grabouillage, ou le merde Amerlocque s'affichait sur la porte intérieure défilante, puisque leur spécialité c'était jouer au "stop/go" des ascenseurs (nous aussi ensuite), clacquer les portes à outrance.... en hurlant.
Et puis le jour arriva ou les familles Américaines durent partir...(fin des contrats militaro/professionnels des pères de familles). Les quelques jours précédants les déménagements, mes potes et moi, nous fîmes une découverte près du grand vide ordure spécial au fond du parc; j'avais l'impression étrange, qu'une sorte d'extra terrestre, n'ayant pas pris le temps d'être sympathisant était repartie d'urgence sur sa planète, en laissant derrière la moitié de leur fusée, les restes de leur dernière technologie "made in usa".
Toutes sortes d'objets jonchaient le sol, (mais ils ne pouvaient pas fonctionner tout seuls comme les notres!); des machines....à laver....le linge, la vaisselle, des transformateurs, appareils à café, à légumes, jouets qui nous paraissaient bizarres (sophistiqués), et même un congélateur!!
 J'étais un tantinet déçue de réaliser que l'arrogance qu'avait montré les p'tits Américains venait peut-être, en partie seulement, de cette supériorité technologique, que nous n'avions pas encore complètement ici! (à part la télé noir et blanc (ORTF), nos patins à (4) roulettes ralongeables en acier que j'adorais, nos jeux d'osselets et billes, deux vélos et une patinette allemande à gros pneus). Leur planète était donc pas si loin de la notre, leur ville géante, son nom; "Capital-a-Consommation", leurs vies étaient sans doute bien différentes et débridées des nôtres, qui elles, se situaient  dans une autre extrème (la seule liberté que nous avions) était nos jeux dans le parc et le petit bois pour nous planquer dans nos arbustes-cabanes et réinventer notre monde, ou parfois dans un très long garage, mais là, pour se faire peur à Belphégor!  nous devions simplement rentrer avant qu'il fasse complètement nuit!

LE TEMPS DU TOURNANT SE TERMINE; "SORTIE DE VIRAGE":

Puis le temps passa, de nouvelles familles s'établirent dans la résidence (qui comptait pas mal de classes moyennes dont je faisais partie), j'avais grandie, et les nouvelles mères de familles travaillaient presque toutes à l'extérieur.  Les gens commençaient à vivre à crédit, les classes moyennes se fragmentèrent en plusieurs autres classes, idem celle ouvrière.
La femme s'était enfin émancipée en toute logique, parce qu'on lui en avait réservé "certains moyens".
Alors les choses se compliquèrent un peu; des parents habitant dans d'autres bâtiments à côté, n'ayant plus le temps, la disponibilité de surveiller leurs enfants, ni entièrement de les éduquer (ce "manque" à été compenser par la technologie de la société de consommation), les laissaient partir 400 mètres plus loin, afin qu'ils jouent avec les balançoires, le tobogan et manège de la Résidence privée de la Tour.  

Ces jeux de plein air ont étés démontés par prudence, pour plaintes de ces mêmes parents (heu... pour ne pas accuser d' irresponsables cette nouvelle génération de parents). Hé oui,  leurs mômes, livrés à eux mêmes, sur un grand périmètre, "tombaient mal" lorsqu'ils venaient jouer dans la Résidence (à se bagarrer pour monopoliser les jeux, qu'"eux" n'avaient pas)...et tout comme nous avant, se retrouvaient avec les genoux trop éraflés! Tout cela commençait à excéder le gérant de la Tour (qui faisait peur à tout les enfants que nous étions... de plus en plus dissipés). Mais c'est ainsi que les jeux de groupe ont étés interdis dans le parc, (à cause de rivalitées de quartier, de jalousies, de plaintes de parents, de l'irresponsabilité, bref; de la bêtise humaine des adultes surtout). 

Les enfants se confinaient alors peu à peu, devant un jeu vidéo (pas encore trop violent) bridant leur imagination, à leur "petits temps perdus", et plus tard; un ordinateur, pour vivre leur vie comme ils en sont "autorisés", communiquer en  "réel" dans le virtuel, la liberté dans l'internet "de certains dangers"! (hé oui! même dans leurs chambres). Ils ne bougeaient plus beaucoup....(D'ailleurs ces gamins doivent maintenant éviter le danger de l'obésité et tellements d'autres...). Leurs relations? de plus en plus controlées partout; écoles, club de sport, à la maison, le tapage de l'assistanat des médias-relais d'infos, magasins, couloirs des métros; par écrans publicitaires et capteurs, leurs tél. portables, le web, et les futurs trains hyper-sophistiqués de banlieue. 

(Je souris, car un jour, étant môme, je me suis retrouvée coincée entre deux étages, dans le grand ascenseur "monte charge", à ni pouvoir monter, ni descendre, j'ai crié "je suis coincée", j'ai appuyé sur la sonette, pleuré, et attendue longtemps...puis les pompiers sont venus me délivrer, point! il n'y a pas eu de plainte de par mes parents et de "démontage d'ascenseur", ni d'interdiction d'utilisation, ni d'alarme médiatique subite genre "Une des journeaux",ou France Info, RMC, ou  France 3!). 

Bref, plus il y a de contrôle; (disons pour être franche le décontrôle des valeurs humaines), plus se produit de l'insécurité, et plus tout est contrôlé!! cette escalade vous semble  t'elle normale?? (c'est à croire que l'évolution et le contrôle technologique déresponsabilise beaucoup la transmission des vraies valeurs de tolérances; vous savez?... celles qui harmonisent et nuances les différences). [Par contre c'est  l'immense  Marché de la Surveillance et du Contrôle qui jubile, se mêlant à tout les domaines de la vie, pour maintenant et plus tard surtout!; remporte(ra) la Palme... de la "Nâge" d'Or]. 
  

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Aujourd'hui, la propriété résidentielle est depuis quelques années parsemée de caméras et délimitée par de hautes grilles blanches, le grand toit bleu (n'est plus bleu) il s'est envolé pour retomber en morceaux lors d'une forte tempête et les voitures devant l'entrée principale ne rentrent qu'avec un bip (pour la barrière), idem pour les portes du hall d'entrée (bip à ondes), et dehors il n'y a plus d'enfants qui joue, plus de vie instantanée, sauf très exceptionnellement, un ou deux au ballon, on y voit quelques dames très âgées et veuves se promener en se rappelant le bon temps... Le soir et la nuit, pour la première fois, depuis quelques temps, surgissent régulièrement d'adorables et pauvres sangliers affamés, labourant tout le gazon. Ils proviennent de la grande forêt de Fontainebleau d'à côté, (ils ont juste à traverser deux routes, au calme)....les sangliers ne se prenant pas pour des vedettes, je ne pense pas qu'ils soient venus narguer les quelques caméras de surveillance.
  
sanglier  "contraint" aux poubelles                                                          


                                  
        









                                                                                                                                          par Vérena

Publié dans : Société; Histoire de tranches de vies
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Coucou, Bonjour
Ce blog récent, bien qu'il commence à se tourner vers beaucoup de sujets de tout domaines ( ce n'est que le début), ne nourrit absolumment pas l'espoir de plaire à tout le monde; (si c'était le but, je perdrais des yeux l'essentiel), et encore moins celui "de faire du chiffre" (mon blog rank est monté à 40 avant les fêtes de fin d'années 2009, et est redescendu à 4 depuis Janvier 2010 et cela ne me perturbe pas (réf./Classement/ect)... ici je ne suis pas dans une logique de compétition pour la compétition, (mais de réflexion).       
Privilégier avant le reste la réflexion, c'est l'oxygène de base ici, mais pas forcémment la mienne (de réflexion), mais la vôtre aussi surtout, votre réflexion intérieure, (qui ne regarde que vous, et que vous pouvez exprimer ici ou ailleurs, ou dans votre cheminement). Mes articles ne sont pas "quelque chose" qui vont établir d'emblée, coûte que coùte, une affirmation définitive! Je dis bien d'emblée, car si tel était le cas, comprenez que ce qui pourrait amener à une prise de conscience, aurait du mal à naître en réalité...

Et n'oublions pas une simplicité, le présent qui existe toujours... c'est tout juste grâce à "l'évènement" passé, pour composer et faitre naître à chaque fois l'avenir..quelle mélodie la vie!
Pour m'écrire, mail: ondecoute@voila.fr
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